Pics de Montareing et de Marterat
Sommets | Articles |
Pic de l'Arrech | 2350m |
Cap de Ruhos | 2618m |
Pic de la Montagnoule | 2623m |
Pic de Montareing | 2661m |
Pic de Marterat | 2662m |
Août 2025
Distance approximative : 19kms
D+ : 2590m
Cliquer sur la carte pour accéder à la trace sur Géoportail
Une bien belle balade, pas toujours très facile, dans le Couserans entre la France et l'Espagne.
Départ des anciennes mines d'Anglade. On ne peut pas se tromper de chemin, il part vers l'est tout au fond de l'ancien site minier. D'abord dans les bois il continue ensuite dans de vastes prairies. On l'abandonne à hauteur de la cabane de Saussé pour poursuivre tout droit le long d'un ruisseau. 200m plus haut un autre sentier, orienté au sud tout d'abord, prend le relais jusqu'au col de Crusous.
Hormis sa déclivité, son ascension ne pose aucun problème. Le chemin est bien tracé mais il est raide, 1000m de dénivelé sur une distance assez courte. Dans le Couserans on est tout de suite dans le vif du sujet, il n'y a pas ces longues approches comme plus à l'est dans le département.
Au fond le Mont Valier
La montée pour parvenir au col de Crusous
Les Monts Rouch
Arrivé en haut, je n'ai pas pu résister au plaisir de faire un petit détour au pic de l'Arrech tout proche sur la gauche.
Pic de l'Arrech et pic de Soubirou
Vautour
De retour au col j'étais un peu hésitant. L'objectif du jour était de faire trois des sommets de plus de 2600m qui manquaient à ma collection.
J'avais prévu une boucle qui passait par les pics de Marterat, de la Montagnoule et par le Cap de Ruhos. Elle pouvait se faire indifféremment dans un sens ou dans l'autre. Dans un cas je commençais par le pic de Marterat en basculant de l'autre côté du col pour récupérer le GR T68, dans l'autre je gagnais directement le Cap de Ruhos par sa crête sud.
J'ai finalement choisi la seconde option en commençant donc par une ascension, d'une part parce qu'en début de matinée je suis toujours plus en forme qu'un peu plus tard dans la journée et d'autre part parce que je gardais en tête que sur la crête frontière, par delà le Cap de Ruhos, il y avait deux autres sommets de plus de 2600m, les pic de Montareing et des Rouges. Cela me donnait une autre possibilité, celle d'abandonner l'idée d'une boucle pour un simple aller-retour à deux pics réputés un peu difficiles en raison d'un long parcours de crête.
Versant est du col de Crusous
La montée au Cap de Ruhos était raide mais sans difficulté, de plus une sente cairnée m'a aidé à trouver le meilleur cheminement.
Crête d'accès au Cap de Ruhos
Roc de l'Estany Xic
Estany de Mariola
ll m'a ensuite fallu à peine 10 minutes pour rejoindre son proche voisin, le pic de la Montagnoule.
La crête qui menait au pic de Montareing et que j'avais alors devant les yeux ne paraissait pas facile. Longue et effilée avec des pentes abruptes elle semblait délicate en de nombreux endroits. J'ai cependant déjà constaté qu'il ne faut pas trop se fier aux premiers sentiments et qu'en montagne la distance avait tendance à accentuer l'impression de difficulté.
Crête d'accès au pic de Montareing
Je me suis donc lancé. Il n'y avait pas vraiment de problèmes, quelques pas d'escalade faciles de ci-delà, mais la crête était quand même bien découpée et aérienne par endroits. Mieux valait être prudent et bien regarder où mettre les pieds.
Sinueuse, elle n'en finissait pas et il m'a fallu près d'une heure pour atteindre le sommet de Montareing.
J'en avais alors un peu marre des crêtes et la distance qui me séparait du pic des Rouges me semblait plus importante que celle que je venais de parcourir entre le Cap de Ruhos et pic de Montareing. J'en suis donc revenu à mon idée première d'une boucle par le pic de Marterat et j'ai fait demi-tour.
Si à l'aller j'avais cherché à éviter les passages malaisés sur un versant ou un autre, au retour je suis resté constamment sur le fil et ça s'est avéré beaucoup plus efficace.
Crête dans l'autre sens (vers le Cap de Ruhos)
Laquet aux chevaux
Passé le pic de la Montagnoule je me suis dirigé plein est jusqu'à une large prairie avant de descendre, par des couloirs herbeux, le long de l'arête Cap de Ruhos/Port de Marterat. Je zigzaguais ainsi au gré du relief et n'étais plus très loin du col quand je suis venu buter sur un à-pic.
Impossible de continuer par là mais je n'ai pas tardé à trouver un passage plus au sud qui m'a permis de rejoindre le Clot de la Roia une centaines de mètres sous le port de Marterat.
Clot de la Roia et Estany del Port
Crête du pic de Montareing au cap de Ruhos et couloir de descente depuis la grande pelouse à droite (moins raide que ce que laisse supposer la photo)
Le pic de Marterat se détachait au sud-est, pas si près que ça. Son ascension a été plutôt lente et laborieuse. J'avais moins d'énergie que dans la matinée, je me traînais un peu et de plus je ne crois pas avoir choisi le meilleur itinéraire. J'ai finalement réussi à rejoindre la crête ouest et le reste de la montée est devenue plus facile.
Isard
Pour le retour il me fallait d'abord retourner au port de Marterat.
Quelques mètres sous le sommet j'ai repéré un couloir qui partait exactement dans la bonne direction. D'en haut, il était difficile de dire s'il était praticable jusqu'au bout, mais j'ai généralement de la chance avec les couloirs de descente et une fois encore ça s'est vérifié.
Arrivé en bas j'ai rapidement pu trouver une sente cairnée qui m'a mené à bon port, ce qui était le cas de le dire.
Le port de Marterat (sur la gauche)
Du col j'ai récupéré le GR et basculé en France.
Cabane de Marterat versant français
Vallée de l'Ossèse
Aux environs de 1900m un petit chemin sur la gauche conduit au col de Crusous, passage obligé pour le retour.
2200m, altitude dudit col, moins 1900m ça faisait encore 300m à monter et je m'en serais bien passé, je commençais à être un peu cassé.
A peine sur le sentier j'ai croisé un berger, une bergère et leur chien qui en descendaient. La présence du chien, genre chien de berger, n'était pas bon signe, ça signifiait sans doute que la garde du bétail, qui devait pâturer plus haut, avait été donnée à un autre canidé beaucoup moins aimable, le redouté patou.
Bingo ! Il n'a pas tardé pas à en surgir un au détour du chemin. Comme il est préconisé je me suis immobilisé, il a poussé deux ou trois aboiements graves et sonores, puis satisfait m'a tourné le dos pour aller vaquer à ses occupations. Un peu vexant mais il valait mieux ça que d'être obligé de faire un large détour ou pire demi-tour.
La montée a continué jusqu'à une espèce de mare puis le chemin s'est orienté à l'ouest. Plat pendant un moment il s'est ensuite relevé graduellement jusqu'à devenir très raide. Il me restait encore 200m à gravir. J'avais chaud et j'en avais marre. J'essayais de ne pas penser à la pente et je faisais des petits pas pour ne pas m'essouffler et garder un rythme qui bien que lent avait le mérite d'exister. Je suis ainsi arrivé au col épuisé et suant mais la délivrance était toute proche, il ne restait que 1000m de descente.
J'ai rejoint la voiture à 7h30. Près de 12 heures de marche et 2600m de dénivelé mais j'étais content. J'avais prévu trois sommets et j'en avais fait cing dont quatre de plus de 2600m. Que demander de plus ?
Montée vers le col de Crusous
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